Accueil

LA SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE

L'Association Contre la Spondylarthrite Ankylosante et ses Conséquences

 (A.C.S.A.C.) vient en aide aux malades, en les informant sur la maladie, en les documentant sur les différentes thérapeutiques, en les soutenant dans les démarches administratives, en publiant des bulletins d'information (sociales, médicales, pratiques ... ) Partenaire et soutien de la recherche médicale, l' A.C.S.A.C. sensibilise "opinion publique, les employeurs ci les. organismes sociaux sur les difficultés lue génèrent les spondylarthrothérapies.  

Contacts A.C.S.A.C. Bretagne

22

Le deuxième lundi de chaque mois De 14 H 30 il 17 B 00 au Centre Social de La Croix Lambert à ST BRIEUC,

29

Le premier lundi de chaque mois de 14 H 30 il 17 [l 00 à la Maison des  des Associations Impasse de l'Odet, à l'arrière de la Gare de QUIMPER.

35

Le premier samedi de chaque mois ;" De 14 H 30 il 17 B 00 il la Maison Associative 36- bd Albert 1er à  RENNES et le deuxième samedi de chaque mois de 14 H 30 il 17 H 00 à la Maison Pour Tous à DINARD

56

Le deuxième mardi de chaque mois De 14 H 30 il 17 H 00 à la Maison des Associations Rue Colbert à LORIENT.

 

 

La Spondylarthrite Ankylosante (S.A.) «ou Pelvispondylite Rhumatismale) est un rhumatisme inflammatoire chronique qui aboutit, dans ses formes les plus sévères, à une ankylose complète de la colonne vertébrale. Le terme de S.A. fait valoir cette localisation élective au rachis (spondyl-), la nature inflammatoire de l'affection (-ite) et son potentiel évolutif particulier. La localisation de l'inflammation aux enthèses, c'est-dire aux zones d'insertion des ligaments, des capsules, des tendons sur le squelette, ainsi que son évolution ossifiante, sont également caractéristiques. Elles distinguent la S.A. de la Polyarthrite Rhumatoïde (P.R.), autre grande variété de rhumatisme inflammatoire où l'inflammation concerne principalement la synoviale articulaire.

 La SA fait partie d'un ensemble de rhumatismes . inflammatoires apparentés, les spondylarthropathies, dont la fréquence est élevée, voisine de celle de la P.R.; en France, plusieurs centaines de milliers de personnes sont concernées si l'on inclut une proportion élevée de formes mineures qui peuvent demeurer méconnues.

 La S.A. touche principalement les sujets masculins el commence le plus souvent .chez les sujets jeunes, voire très jeunes. Le début' est marqué par les douleurs lombaires et par des douleurs des fesses irradiant en arrière des cuisses dues à l'inflammation du rachis lombaire et,. aussi, à celle des articulations sacro-iliaques qui unissent le sacrum au. bassin (sacro-iliite ou acro-coxile). L'horaire douloureux, typiquement inflammatoire, est caractérisé par une recrudescence à la fin de la nuit et le matin; la raideur qui accompagne la douleur, épouse le même rythme. Des douleurs des talons (talalgie), l'inflammation d'un genou, celle d'un orteil "en saucisse" sont parfois des manifestations de. début de la maladie.

 L'évolution clinique est irrégulière, souvent avec des périodes de poussée et de longues périodes de mieux être; elle varie beaucoup d'un cas à l'autre. Dans les cas les plus sévères, on assistera à l'extension de l'atteinte, de façon ascendante, au rachis dorsal, aux articulations du thorax, puis au rachis cervical. Ainsi, après- de nombreuses années d'évolution, la colonne vertébrale sera parfois . complètement enraidie et déformée par une cyphose qui incurve le dos et projette le cou et la tête en avant. L'atteinte éventuelle des articulations des hanches (coxile) provoque un enraidissement, voire un flexum (défaut irréductible d'extension de la cuisse sur le bassin) qui sera aussi un facteur de gravité fonctionnelle et de handicap, de même que l'ankylose thoracique qui diminue la capacité respiratoire.

 Une localisation extra.squelettique est fréquente et importante: c'est l'uvéite antérieure aiguë, volontiers ·récidivante, qui survient à des moments variables de l'évolution. Elle provoque une rougeur el une douleur .de l'œil; elle nécessite des soins spécialisés urgents pour éviter des séquelles compromettant la vue.

 Le diagnostic de la S.A. repose beaucoup sur la radiographie qui met en évidence la sacro-iliite caractéristique en montrant des érosions des contours articulaires puis la disparition de l'interligne articulaire avec fusion sacro-iliaque. La radiographie montrera aussi des .syndesmophytes ou enthsiophytes qui sont des formations osseuses cicatricielles développées a partir des vertèbres, des calcaneums (os du talon). La découverte d'une S.A. fera rechercher une maladie apparentée, susceptible de s'accompagner de manifestations rhumatologiques analogues (spondylartrhropathie) ; on  recherchera ainsi un psoriasis, une maladie inflammatoire chronique de l'intestin, des antécédents d'arthrite réactionnelle ayant succédé à une diarrhée ou a une infection uro-génitale non gonococcique (dans ce dernier cas, on soupçonne le rôle déclenchant de germes du type Yersinia ou Chlamydia).

 La cause précise de la maladie est inconnue. Elle est liée à la présence, chez les patients, d'un antigène particulier "HLA-B27" qui se transmet héréditairement. Cependant, seule une minorité des sujets possédant cet antigène développeront une spondylarthropathie et il ne s'agit donc pas d'une affection héréditaire à proprement. parler puisque seule une prédisposition est transmise de parents à enfants.

 Les ressources thérapeutiques comprennent des moyens médicamenteux, principalement les anti-inflammatoires non stéroïdiens qui ont l'inconvénient d'une tolérance gastrique médiocre lorsqu'ils sont pris de façon prolongée. Des mesures d'hygiène vertébrale et la rééducation, en dehors des poussées de la maladie, sont également indiquées, Des traitements locaux (par exemple infiltrations locales de corticoïdes en cas d'arthrite du genou, pose d'une prothèse de hanche en cas de coxite ... ) seront parfois nécessaires. Une recherche actuellement très active sur les mécanismes· immuno-génétiques (B27) de l'affection, ainsi que sur le processus inflammatoire, laisse espérer l'éclosion de nouveaux traitements.

 I. Valckenaere et J. Pourel Extrait Bulletin  ACSAC n°31

  

Les Douleurs de la Spondylarthrite Ankylosante .

  La douleur inflammatoire du bassin ou de la colonne vertébrale est typique et présente toujours les mêmes caractéristiques: elle évolue pendant plusieurs mois, avec une prédominance nocturne, et est associée à une douleur de mise en train et une raideur matinale. Elle est soulagée par la mobilisation et l'administration d 'antirhumatismaux non stéroïdiens,

 L'atteinte sporadique des articulations périphériques est asymétrique et touche surtout les grosses articulations des membres inférieurs (genou et cheville). C'est ce qui distingue la spondylarthrite ankylosante de la polyarthrite rhumatoïde, La spondylarthrite rhumatoïde..

 Les personnes atteintes d'une spondylarthrite souffrent souvent de douleurs opiniâtres dues aux modifications inflammatoires des tendons. Ces douleurs sont localisées par exemple au talon, sur le lieu d'insertion du tendon d'Achille au calcanéum, et sous le genou, sur le lieu d'insertion des tendons au muscle épais de la cuisse.

 En .plus des douleurs de l'appareil locomoteur, la spondylarthrite peut provoquer des douleurs internes, en cas d'atteinte des yeux, de 'l'intestin ou des voies urinaires. Le tableau clinique de ces affections dépend du rythme, de l'intensité et de l'horaire de la douleur.

 Les grandes douleurs qui caractérisent les arthrites infectieuses ne ressemblent pas du tout aux dorsalgies sourdes et chroniques de la spondylarthrite, Quant aux douleurs aiguës de .l'accès goutteux, qui guérissent spontanément en quelques jours, elles doivent être bien différenciées de celle d'une polyarthrite chronique ou d'une spondylarthrite ankylosante, (qui sont plus ou moins intenses et qui évoluent généralement pendant de nombreuses années.

 Les signes objectifs qui permettraient d'expliquer .la douleur et de diagnostiquer la spondylarthrite ankylosante sont généralement absents au stade précoce de la maladie. Quant aux résultats des investigations, ils sont souvent normaux pendant plusieurs années. Les plaintes des malades sont donc mésestimées pendant très longtemps. Heureusement, la transcription des douleurs typiques de la spondylarthrite ankylosante nous permet aujourd'hui d'instaurer un traitement précoce et efficace qui nous évite de perdre un temps précieux entre l'apparition des premiers symptômes et celle des premières transformations organiques.

 Il ne faut pas oublier que la raideur progressive de la colonne vertébrale provoque une fonte des muscles situés de chaque côtés de la colonne, une ostéoporose (décalcification) de la partie immobile de la colonne et une limitation de l'expansion respiratoire. Ces divers facteurs, associés aux troubles inflammatoires, provoquent une diminution de la résistance physique, de la force et de l'endurance. Le malade peut donc souffrir également d'affections secondaires non inflammatoires.

 Dr R. Kissling Extrait Bulletin ACSAC n° 30  

 

 

27/04/2014