Ed :24/01/10

Accueil

Comment se protéger des lapins ?

 

Lorsqu'un lapin ou bien un régiment de lapins envahi votre jardin ou votre potager, les ravages sont vite visibles. Quels sont les dégâts et les solutions à ce problème ?   (Source Jardinier-amateur)

Dégâts :

- formation de trous
- grignotage de végétaux
- écorces d'arbres mangées

Solutions :

- clôturez le potager ou la parcelle de jardin
- trempez une ficelle dans l'huile de foie de morue (se fait rare dans le commerce) et tendez cette ficelle entre des piquets autour des endroits saccagés
- pour les jeunes arbres ou arbustes, enveloppez la base du tronc sur 70 cm de hauteur, avec un grillage à mailles fines
- mettez des pièges
- plantez quelques gousses d'ail au pied des plantes, l'odeur les fera fuir
- mettez dans un vieux bas des cheveux humains ou bien des poils de chiens que vous disposerez accrochés par un tuteur dans les massifs saccagés
- répulsifs sous forme de granulés dans le commerce mais chimique et coûteux

 

Le grillage  et les accessoires

Bricodépôt: GRILLAGE TRIPLE TORSION HEXAGONAL VERT

 L 10 x H 0,50 m  14€50  (Soit le mètre linéaire 1€45 )
Maille hexagonale 25 mm. Fil d'acier plastifié diam. 1 mm

 

 

Leroy Merlin

Grillage à mailles losange, coloris vert, haut 0.5 m x long 25 m.
Maille de 25x25 mm, fil en acier galvanisé et plastifié : diam 1.1 mm.


 
Prix indicatif :
34,00 EUR
1,36 EUR/m

 

 Extraits de forums

 

Bonjour bienvenue au club des jardiniers persécutes par les lapins. Ma solution: une clôture poste de électrique à piles, avec un fil à 10cm du sol, mise sous tension la nuit, sinon plus de choux et autres légumes que les lapins adorent. Cela évite de manger des légumes à la naphtaline ou au grésil et autres produits vendus en magasin.

Attacher des petites clochettes sur un fil que tu fais courir le long de ton jardin


Creusez une tranchée de 20 cm de profondeur autour du jardin et tendre un grillage plastifié à fine mailles de 60 à 80 cm de haut, la base enterrée dans la tranchée .Ainsi les lapins ne pourrons ni creuser ni passer par dessus ;
 

 

 Le coin du juriste  Nuisibles Sources: Aspas
 
 
Les animaux dits "nuisibles"      
  1. Problématique
  2. Législation
  3. Jurisprudence
   1. Nuisibles : Les mal aimés
 

Aujourd'hui encore, plusieurs espèces animales sont classées «nuisibles». Mais envers qui, et en quoi sont-elles «nuisibles» ? Cette notion administrative ne signifie rien pour les biologistes. L'ASPAS défend ces animaux indispensables à l'équilibre naturel.

Parmi la longue liste des soi-disants « nuisibles », on retrouve 12 mammifères : belette, chien viverrin, fouine, lapin de garenne, martre, putois, ragondin, rat musqué, raton laveur, renard, sanglier et vison d'Amérique. Auxquels il faut ajouter 6 oiseaux : corbeaux freux, corneille noire, étourneau sansonnet, geai des chênes, pie bavarde, pigeon ramier.
 

Qui décide de ce classement ?

 

L'arrêté du 30 septembre 1988 a fixé la liste nationale des espèces susceptibles d'être classées nuisibles dans les départements.
C'est en fonction de cette liste nationale que chaque Préfet choisit ensuite les espèces qu'il livrera à la merci des gourdins et fusils de son département. Les chasseurs et les piégeurs pourront ainsi s'en remettre à cette liste finale pour savoir qui de la belette ou du renard, ils pourront exterminer en toute impunité cette année !
 

À mauvais augure,
 
châtiment sans limite !
 
Les animaux dits «nuisibles» peuvent être chassés toute la saison d'ouverture, et sont considérés à ce titre comme «gibier». Cependant, en dehors de la période de chasse, ils ne peuvent plus être officiellement chassés, mais sont alors «détruits».
Tout propriétaire a ainsi le droit de détruire lui-même les « nuisibles » sur son terrain ou de déléguer ce pouvoir à une tierce personne. Tous les moyens sont bons pourvu que l'on parvienne au but, l'éradication : par tir, par piégeage, par déterrage, par empoisonnement, etc.

La destruction par tir en dehors de la période de chasse nécessite une dérogation du Préfet durant une période qu'il délimite. Mais dans certains départements, les tirs sont autorisés toute l'année.

La destruction par piégeage est praticable toute l'année. Le permis de chasse n'est pas utile, un agrément délivré à vie suite à une formation obligatoire de 16 heures suffit ! Une formation gratuite qui ne comprend même pas un contrôle des connaissances.
Les piégeurs n'ont que deux obligations : déclarer la pose de leurs pièges en Mairie et tenir un registre de leurs prises qu'ils devront envoyer à ces mêmes institutions.
Trop compliqué ? D'après une étude de l'Office National de la Chasse, en 1997, sur 86 544 piégeurs agréés, seuls 22 890 bilans ont été envoyés !
La destruction par déterrage ou vénerie sous terre permet à certains passionnés de ce « sport », (!!) qui fait même l'objet de concours, d'aller dénicher renards, lapins, ragondins et rats musqués - ainsi que leurs petits- dans leurs derniers retranchements.
La destruction par empoisonnement est une méthode dénoncée depuis longtemps par les associations naturalistes. Lors de sa campagne de réhabilitation du renard, l'ASPAS avait notamment demandé l'interdiction des anti-coagulants et plus particulièrement de la bromadiolone utilisée par les agriculteurs pour éliminer les campagnols. L'emploi des anti-coagulants est désormais interdit pour lutter contre les ragondins et les rats musqués.
 
Protéger plutôt que détruire
 

Si l'ASPAS ne conteste pas les quelques dégâts occasionnés par ces mal-aimés sur certaines activités humaines, en revanche, elle refuse toute destruction immédiate de « nuisible » quand d'autres alternatives efficaces existent.
Or, pour prévenir les intrusions de renards ou de mustélidés dans les poulaillers (seuls faits rares que l'on puisse leur reprocher !), un grillage enterré sur 20 cm suffit. Des clôtures installées à hauteur de sanglier autour des champs cultivés évite toute pénétration. Pour éloigner les corvidés, l'effarouchement sonore a prouvé son efficacité.

Toutes ces méthodes s'avèrent efficaces lorsqu'elles sont correctement mises en place. Aujourd'hui, seuls les agriculteurs respectueux de la nature prennent la peine de les appliquer. L'État ne fait rien pour les encourager. Il préfère laisser aux chasseurs « la gestion » de la nature, ces derniers se sentant alors investis d'une mission salutaire et font ainsi d'une pierre deux coups : continuer à pratiquer leur loisir en dehors de la période de chasse sous couvert de sauver les récoltes !
 
Pas d'étude scientifique pour les «nuisibles»


Chaque année, les chasseurs et piégeurs exterminent des centaines de milliers d'espèces sauvages pour protéger leur gibier d'élevage et cela sous le joli prétexte de «préserver les équilibres biologiques».
Pourtant rares sont les études scientifiques s'attachant à l'état de conservation des populations de «nuisibles».
Le seul moyen de les comptabiliser repose sur le nombre d'animaux piégés l'année précédente (sans compter ceux qui sont chassés !). Une méthode davantage révélatrice du zèle des piégeurs que du nombre réel d'animaux. D'autant que plus le nombre d'animaux piégés est important, plus leur probabilité de reclassement l'année suivante est grande.
Ce manque d'informations provoque l'appauvrissement des populations des espèces décrétées «nuisibles». Une étude du Muséum National d'Histoire Naturelle a ainsi montré que les effectifs de pies bavardes en France avaient chuté de 74% entre 1994 et 2003.

L'Association Nationale pour une Chasse Ecologiquement Responsable (ANCER) reconnaît elle-même que «l'on ne connaît pas la pression de chasse moyenne sur tel ou tel groupe d'espèces.»

Des reproches juridiquement irrecevables

On distingue deux catégories de «nuisibles» plus particulièrement persécutées :
 
Les prédateurs (renards, mustélidés) sont détruits en raison de leur régime alimentaire qui se compose occasionnellement de lapereaux et de perdreaux.(mais majoritairement de petits rongeurs !)
 
Les corvidés sont quant à eux accusés de tuer des oisillons et de se nourrir de jeunes pousses de blé. Bref, ces animaux osent « consommer » les denrées agricoles et le petit gibier (d'élevage) préféré des chasseurs !
 

Or seuls trois critères administratifs sont appréciés pour classer un animal en tant que nuisible :

    - La protection de la flore et de la faune
    - L'intérêt de la santé et la sécurité publique
    - La prévention des dommages importants aux activités agricoles, forestières et aquacoles.

La « protection du gibier » ou la « prévention des dommages causés aux activités cynégétiques » ne sont nullement mentionnées. Quant on sait q'une belette pèse cent grammes, les menaces sur « l'intérêt et la santé publique » paraissent « un peu » exagérées.

Pourtant, pour obtenir le classement de certains «nuisibles», les chasseurs n'hésitent pas à faire pression sur le Préfet. Mais lorsque les associations de protection de la nature attaquent les arrêtés, la justice finit par reconnaître leur caractère illégal et les annuler.
Néanmoins, le délai de réaction des tribunaux laisse amplement le temps aux chasseurs d'éliminer leur lot de «nuisibles». Tous ces animaux sont ainsi sacrifiés en toute illégalité.
Amnésique, le Préfet reprend le même arrêté l'année suivante sans oublier d'y intégrer les espèces reconnues pourtant comme « non-nuisibles » quelques mois auparavant par les tribunaux. Ainsi le représentant officiel de l'État se fait aussi celui de la chasse illégale !


 
Un « nuisible » qui régule un autre « nuisible » peut-il
être nuisible ?
 

C'est à ce stade que l‘incohérence du classement des nuisibles atteint son paroxysme : Si un animal est classé « nuisible » parce qu'il est accusé de détruire les cultures, son prédateur principal peut l'être également.
Ainsi, dans certains départements, le lapin de garenne est classé « nuisible », car il se nourrit de cultures. On pourrait imaginer que le fait de laisser les renards et les fouines réguler les lapereaux serait une option idéale pour tous. Et bien non ! Les chasseurs préfèrent classer le lapin de garenne « nuisible » ainsi que le renard et la fouine !


 
Comment agir pour faire changer la loi et les mentalités ?
 

Si certaines espèces animales peuvent devenir indésirables par rapport aux activités humaines (cultures, élevages, préservation de l'habitation), leur sureffectif est souvent lié à des déséquilibres causés par l'homme : bouleversement des habitats, introductions d'espèces exotiques (vison, ragondin, rat musqué, raton laveur,...), élimination des prédateurs naturels (loups, lynx, ...).

L'homme est par conséquent le seul responsable des problèmes engendrés sur ses activités. Tous les êtres vivants interagissent et sont indispensables à l'équilibre de la nature. L'homme a seulement oublié qu'il faisait partie de cette dernière. La brochure de l'ASPAS « Ces animaux qui dérangent » rappelle le rôle de chacun et rétablit la vérité sur ces animaux.

Mais changer les mentalités est un travail de longue haleine, l'ASPAS a donc choisi d'agir directement à la source du mal : les arrêtés préfectoraux listant les « nuisibles » à éliminer.

Ainsi, chaque année, l'ASPAS attaque parmi ces arrêtés, ceux qui sont les plus dommageables. Ce sont généralement ceux classant les mustélidés, le renard et les oiseaux.

En 20 ans, 173 arrêtés attaqués par l'association ont été déclarés illégaux par les tribunaux français.