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The Home-coming of Prisoners of War after World War II : Ideology, Family, Narrative
Le retour des prisonniers de guerre après 1945 :
idéologie, famille, récit

Ed: 11/01/2005

Source:International Committee for the History of The Second World War-Comité international d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale(Workshop : Hamburg, 26-29 June 2002) - http://www.ihtp.cnrs.fr/cih2gm/cih2gm_hamburg_2002_cr_fr.html



COMPTE RENDU DU COLLOQUE PAR PIETER LAGROU

26-29 juin 2002, Hambourg

Le Comité international d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale organise traditionnellement un colloque une fois tous les cinq ans, dans le cadre du Congrès international des sciences historiques. Lors de la dernière session, tenue à Oslo en août 2000, le Comité a décidé de donner un nouvel élan à ses activités par l’organisation d’un colloque intermédiaire, sur un thème ciblé. L’organisation scientifique de ce colloque a été entreprise à l’IHTP par Pieter Lagrou et l’organisation logistique par Bernd Wegner, président du comité allemand, dans les locaux de la Bundeswehruniversität de Hambourg.
La rencontre répondait à trois objectifs : stimuler l’échange entre historiens de différentes traditions historiographiques à partir d’un objet d’étude concret ; ouvrir nos débats sur le monde pacifique en impliquant particulièrement les historiens japonais et australiens, en vue de la prochaine tenue du Congrès international des sciences historiques à Sydney en 2005 ; aborder de nouvelles approches et offrir un forum à de jeunes historiens. La thématique du retour des prisonniers de guerre semblait particulièrement appropriée. La captivité de soldats aux mains des armées ennemies fait partie de la guerre classique. Pourtant, l’augmentation révolutionnaire de la mobilité des armées, qui constitue une des nouveautés essentielles de la Seconde Guerre mondiale, eut pour conséquence une explosion du nombre de soldats faits prisonniers. Parmi eux, à l’âge de la guerre totale, les militaires de carrière constituaient une petite minorité par rapport aux mobilisés, issus de toutes les couches sociales. Leur absence affectait donc l’ensemble des sociétés en guerre. Par la durée de la captivité, leur expérience s’étale du début des hostilités jusqu’aux dernières libérations intervenues plusieurs années après la fin de la guerre. L’histoire de la captivité en elle-même a fait l’objet de nombreuses études depuis de longues années, mais ce n’est que récemment que l’historiographie a abordé la question de l’impact du retour des prisonniers sur les sociétés d’après-guerre. Quel fut son impact politique, tout particulièrement si l’on prend en compte les efforts de rééducation des ennemis ? Quel fut l’impact social du retour des prisonniers et comment s’est déroulée la réintégration de ces millions d’hommes après tant d’années d’absence dans leurs familles ? Quel fut enfin l’impact culturel et comment a-t-on intégré la mémoire de l’humiliation que constitue la capture dans les différents récits nationaux ?
Les contributions des dix-neuf intervenants, venus de onze pays, ont confirmé la fertilité d’un atelier de travail sur une thématique bien ciblée, par l’homogénéité de l’ensemble et l’intensité des échanges. En ouverture du colloque, Rüdiger Overmans, de l’université de Fribourg (Allemagne), a dressé un aperçu d’ensemble du problème du rapatriement des prisonniers à la fois dans le droit international et dans toute la diversité de cas de figures qu’a présentée la Seconde Guerre mondiale : du rapatriement forcé à une captivité prolongée dix ans après la fin des hostilités, compte tenu aussi des mobilisations de force, des changements d’alliance, des changements de frontières et de régime politique à la fin de la guerre.
La première journée fut consacrée aux enjeux politiques du retour. La question de la rééducation des prisonniers de l’Axe, conçue par les Alliés comme une contribution à la démocratisation de sociétés endoctrinées par de longues années de dictature, fut étudiée sous quatre angles différents : Allemands aux mains des Soviétiques et Américains et Italiens aux mains des Soviétiques et des Britanniques. Andreas Hilger, de l’Université de Hambourg (Allemagne), présenta une évaluation des programmes soviétiques de rééducation des soldats allemands. L’impact de ces efforts fut limité, à la fois par l’attitude anticommuniste des soldats allemands, par les recettes simplistes avancées par les instructeurs soviétiques peu enclins à réduire l’hostilité des prisonniers et plus encore par les conditions de vie très dures dans les camps. Hilger établit ensuite une comparaison éclairante entre les expériences du retour à l’Est, où les diplômés des « écoles antifascistes » furent présentés comme les pionniers de l’amitié germano-soviétique et à l’Ouest, où ils furent accueillis comme des martyrs du bolchevisme. Matthias Reiss, de l’Institut historique allemand à Londres (Allemagne), fut tout aussi sceptique sur l’efficacité des programmes américains pour la rééducation des prisonniers de la Wehrmacht. La formation idéologique ne fit pas l’unanimité aux États-Unis, elle ne fut jamais une priorité (par rapport à l’utilisation de leur main-d’œuvre, par exemple) et en fin de compte, elle fut appliquée de façon très partielle aux captifs les plus nazifiés, qui furent d’ailleurs aussi les moins réceptifs. Par contre, le niveau de vie américain fit une très forte impression sur les prisonniers et il constitua pour eux un modèle pour la reconstruction de l’Allemagne. Maria Teresa Giusti, de l’université de Bologne (Italie), a étudié les prisonniers italiens aux mains des Soviétiques et le rôle des communistes italiens exilés dans les programmes de rééducation antifasciste. Giusti souligne la polarisation politique des prisonniers italiens. Si pour certains le communisme a pu constituer un nouveau repère idéologique après l’écroulement du fascisme et une stratégie de survie dans un univers hostile, pour d’autres toute entente avec l’ennemi fut une trahison. Des accusations de « collaboration » menèrent même à des règlements de comptes violents lors du rapatriement et à des procès devant les tribunaux italiens. Bob Moore, de l’université de Sheffield (Grande Bretagne), focalisa sa contribution sur le sort des prisonniers italiens aux mains de l’armée britannique. Capturés à la suite de redditions en masse, plutôt qu’après d’âpres combats, comme ce fut le cas plus tard pour les soldats allemands, les Italiens ne furent pas perçus comme de dangereux ennemis, mais ils jouirent aussi de peu d’estime de la part de leurs vainqueurs. Comme dans le cas des États-Unis vis-à-vis des prisonniers allemands, pour les Britanniques aussi l’enjeu économique que constituait cette main-d’œuvre italienne pour la reconstruction de la Grande Bretagne pesait plus lourd que l’enjeu idéologique de la reconstruction d’une Italie démocratique.
Après cette partie consacrée aux protagonistes du théâtre de guerre européen – les « trois Grands » face à l’Allemagne et l’Italie – les cinq contributions suivantes portèrent un éclairage sur d’autres aspects de la captivité et du retour. Jean-Noël Grandhomme, de l’université de Strasbourg (France), développa le cas des soldats d’Alsace-Lorraine enrôlés de force dans l’armée allemande et faits prisonniers par l’Armée rouge. Le cas de ces « malgré-nous » constitue une mémoire régionale douloureuse. Les Alsaciens en uniforme allemand furent concentrés dans le camp de Tambov et subirent le sort de tous les prisonniers de la Werhmacht, avec des conditions de vie très dures, un taux de mortalité élevé et des campagnes de rééducation antifasciste. Libérés en grande majorité durant l’automne 1945, une partie des « malgré-nous » passe pourtant plusieurs années supplémentaires en captivité. Accusés de crimes de guerre par les Soviétiques, ils se sentent trahis par la France libre, et utilisés comme monnaie d'échange dans les négociations diplomatiques. Certains iront jusqu’à évoquer l’intervention de dirigeants communistes français afin de retarder leur retour, tant le témoignage de leur expérience ternirait l’image de l’Union soviétique. Jerzy Kochanowski, de l’Institut historique allemand de Varsovie (Pologne), a étudié le cas des quelques dizaines de milliers de prisonniers allemands en Pologne entre 1945 et 1950. Aucune autre nation n’avait autant subi la brutalité de l’armée allemande ni autant de motifs de vouloir lui infliger sa vengeance. Pourtant, il n’y eut pas de violence à grande échelle à leur encontre et leurs conditions de vie furent généralement correctes. Les autorités polonaises refusèrent d’appliquer l’autogestion par des représentants élus, tel qu’il est stipulé dans la Convention de Genève et n’entreprirent pas de campagnes de rééducation avant 1948, date des premières libérations massives. Les prisonniers furent mis au travail dans les mines et leurs rapports avec la population locale furent régionalement contrastés, de plutôt cordiaux en Silésie, région de fort peuplement allemand avant 1945, à ouvertement hostiles en Pologne centrale. Pavel Polian, de l’Académie des sciences de Russie, Moscou, présenta une mise au point sur le sort des prisonniers de guerre soviétiques après leur rapatriement d’Allemagne. Les parcours de ces près de deux millions d’hommes sont bien plus complexes et diversifiés que la rumeur de leur disparition collective dans « le Goulag » ne l’a suggéré. À leur arrivée, ils furent remobilisés dans l’Armée rouge ou dans des bataillons de travail. Certains, dont tous les officiers, firent partie des « contingents spéciaux », objets d’une enquête politique et assignés à résidence pour six ans dans des régions éloignées comme Kolyma. Même après cette période, il leur fut interdit de s’installer dans les grandes villes et les régions frontalières et ils furent l’objet de contrôles répétés. Ceux qui avaient été démobilisés peu de temps après leur rapatriement continuaient pourtant aussi à subir des discriminations, entre autres parce que le temps passé en captivité n’était pas reconnu comme un service actif. Bien qu’en 1956 une commission fût établie pour faire cesser ces discriminations, il a fallu attendre 1990 avant que des mesures effectives fussent prises. Tamas Stark, de l’Académie des sciences de Hongrie, Budapest, s’est penché sur le cas des prisonniers hongrois rapatriés d’Union soviétique. Selon Stark, la politique de libération tenait plus compte de l’attitude des prisonniers envers le nouveau régime communiste que de celle qu’ils avaient adoptée vis-à-vis du régime du général Horty. La controverse sur le sort des prisonniers hongrois fut au cœur de la politique hongroise avant la prise de pouvoir par le parti communiste. Une fois au pouvoir, le régime contrôla de près le milieu des prisonniers rapatriés, suspectés de colporter des opinions anti-soviétiques. Mariska van Bruggen, de l’Institut néerlandais de documentation de guerre à Amsterdam (Pays-Bas), ouvrit la perspective sur la guerre dans le Pacifique et sur l’enchevêtrement de la Seconde Guerre mondiale et des guerres de décolonisation dans cette région. Environ 18 000 soldats de l’armée coloniale néerlandaise furent capturés par le Japon et mis au travail dans des conditions meurtrières sur le chantier de la ligne ferroviaire relayant la Thaïlande à la Birmanie. Après la défaite japonaise, il n’y eut pas de rapatriement à proprement parler, pour eux. Leurs maisons, en Indonésie, avaient été détruites, leurs familles internées. La plupart furent immédiatement remobilisés dans la guerre contre les indépendantistes. Quand, au bout de plusieurs années, ils furent démobilisés et envoyés aux Pays-Bas, ce fut pour une majorité la découverte d’un pays qu’ils ne connaissaient qu’indirectement, plutôt qu’un retour.
L’impact du retour des prisonniers sur la société, et en particulier sur la vie familiale et les rapports homme-femme, fut l'objet de la deuxième journée du colloque. Barbara Hately Broad de l’université de Sheffield (Grande Bretagne) choisit de comparer les façons dont les familles de prisonniers réorganisèrent leur vie quotidienne en l’absence de l’époux et du père et les problèmes de « retour à la normale » que cette réorganisation posa et ce en France et en Grande Bretagne. Dans les deux pays, les gouvernements mirent en place des allocations pour pallier l’absence de revenu, assorties d’allégements fiscaux, un ensemble de mesures souvent pourtant décourageant en raison des lourdeurs administratives. Les familles étaient soucieuses d’entretenir le lien avec le prisonnier par courrier et par l’envoi de colis alimentaires, charge souvent difficile dans une période de rationnement. Si en France, après la campagne de mai-juin 1940, les familles furent assez rapidement informées du lieu d’internement de leur époux, en Grande Bretagne il s’écoula souvent une longue période d’incertitude sur le sort du soldat – mort au combat ou capturé – et ce particulièrement en Extrême-Orient. L’indépendance acquise par ces femmes et l’aliénation due aux longues années de séparation furent des obstacles de taille à la reprise de la vie familiale après le retour. Fabrice Virgili, de l’Institut d’histoire du temps présent (France), présenta ses recherches sur les relations amoureuses entre prisonniers de guerre français et femmes allemandes. La mobilisation des hommes allemands au front et les conditions de vie des prisonniers français, souvent affectés dans de petits commandos ou transformés en travailleurs civils, au contact quotidien avec la population allemande, offrirent une multitude d’opportunités pour l’éclosion de telles relations. Les prisonniers risquant la condamnation à mort, les femmes la tonte et l’emprisonnement, il s’agissait d’amours clandestins. Après la fin de la guerre ces relations furent tout aussi difficiles, face à l’hostilité des sociétés française et allemande envers de telles unions. Les archives contiennent de nombreux témoignages de familles séparées et particulièrement de la situation très précaire des femmes allemandes, abandonnées avec enfant(s) par leur conjoint français. Frank Biess, de l’Université de Californie, San Diego (États-Unis) introduisit le concept d’une « remasculinisation » de l’Allemagne à travers le retour des prisonniers. L’excèdent démographique de femmes dans la population par l’effet cumulatif de la mort des hommes au front et de l’absence des prisonniers avait féminisé la société allemande, tant sociologiquement que culturellement. L’Allemagne vaincue et humiliée était une nation émasculée. Dans une approche comparée Est-Ouest, Biess illustra comment le retour des prisonniers entraîna une réduction du rôle des femmes dans l’économie et dans la politique, par exemple dans les cadres du parti communiste est-allemand. Il souligne surtout comment la réinvention de l’identité nationale allemande passa, dans les deux cas, par une réinvention de la masculinité allemande, différente de l’idéalisation du guerrier nazi, mais fortement appuyée sur l’idée du sacrifice expiatoire des prisonniers.
Dans une deuxième partie de la journée les trois interventions se rapportaient toutes d’une façon ou d’une autre à la profession médicale. Svenja Goltermann, de l’université de Brême (Allemagne), présenta son travail sur les dossiers psychiatriques d’anciens prisonniers de guerre allemands. Dans le discours psychiatrique de l’époque, diagnostiquant les anciens prisonniers comme souffrant de « dystrophie », la captivité en Union soviétique fut identifiée comme la cause des troubles mentaux. En cela, la psychiatrie était en phase avec la société allemande de l’époque qui commémorait la captivité comme le symbole du martyre allemand, couvrant par là l’épisode de violence extrême déployée par l’armée allemande sur le front de l’Est. Or, un examen plus approfondi des dossiers médicaux révèle la place centrale des expériences traumatiques de violence administrée, expériences qui pourtant ne purent trouver leur expression dans les catégories diagnostiques de l’époque. Rosalind Hearder, de l’Université de Melbourne (Australie), a étudié le rôle et le parcours des 120 médecins prisonniers de guerre australiens aux mains de Japonais. De périphérique dans une armée en campagne, le rôle du médecin devient tout à fait central dans un camp de prisonniers. Les médecins furent les seuls à pouvoir exercer le même métier sans discontinuer avant, pendant et après la captivité. La plupart des médecins assumèrent une place importante dans le milieu des anciens prisonniers, voire, par leurs témoignages, accédèrent au statut de héros nationaux. L’intervention de Christina Twomey, de l’université d'Adelaide (Australie), porta sur un des symboles de la mémoire australienne de la Seconde Guerre mondiale, la captivité de trente infirmières militaires aux mains des Japonais. La combinaison des stéréotypes sexués sur les prisonnières et des stéréotypes raciaux sur l'armée japonaise font de cet épisode, relaté par la presse, le cinéma et les actualités, un symbole, non seulement de la guerre, mais aussi de la conception de la féminité dans la culture australienne et des rapports de l’Australie avec l’Asie.
La dernière séance, lors de la troisième journée du colloque, fut consacrée à la place de la captivité dans les différents récits nationaux de la guerre. Hayashi Hirofumi, de Kanto Gakuin University, Tokyo (Japon), présenta ses recherches sur le cas de la bataille d'Okinawa. Contrairement aux idées reçues, selon lesquelles le soldat japonais préférait la mort à la capture ou à la désertion, les troupes japonaises à Okinawa se constituèrent en masse prisonnières ou désertèrent. Le refus de se rendre ne fut pas seulement le produit du code d’honneur japonais, mais aussi très directement de la pratique des soldats américains dans le Pacifique de passer par les armes tous leurs adversaires et de leur refus de faire des prisonniers. Dans le cas de la très meurtrière bataille d’Okinawa, la population locale et les soldats indigènes se trouvèrent coincés entre la violence de l’armée japonaise, prête à sacrifier l’île dans le combat, et l’ennemi américain. La longue occupation américaine, jusqu’en 1972, contribua ensuite à l’émergence d’une mémoire insulaire dissonante du récit national japonais, plus ouverte, y compris sur des témoignages de désertion et de capitulation. Yoshikuni Igarashi, de Vanderbilt University, Nashville, Tenessee (États-Unis), analysa la place des 600 000 prisonniers japonais détenus par l’Union soviétique dans la société japonaise d’après-guerre. Les conditions de leur captivité en Sibérie furent extrêmes, au prix de dizaines de milliers de morts, et la durée de leur détention très longue, jusqu’à onze ans après la fin de la guerre pour certains. Pourtant, à leur retour, ils furent accueillis de façon hostile, à la fois par le camp anticommuniste et nationaliste, embarrassé par le souvenir humiliant dont ils étaient porteurs, et par l’opposition communiste, qui dénonçait leurs témoignages comme de la propagande anti-soviétique. Plus généralement, dans le récit japonais de la guerre, la souffrance de la nation est symbolisée par les femmes et enfants morts sous les bombes atomiques à Hiroshima et Nagasaki, victimes indirectes d’un gouvernement et d’un commandement militaire criminel et belliciste. Dans une telle mémoire, il n’y a aucune place pour les mémoires ambiguës des soldats japonais, moins encore pour ceux qui avaient été capturés. Joan Beaumont, de Deakin University, Victoria (Australie), a conclu le colloque par une large fresque sur la mémoire australienne des deux guerres mondiales et la place des prisonniers australiens détenus par les Japonais dans cet ensemble. Selon Beaumont, ces derniers sont les seuls à échapper à l’hégémonie totale de la mémoire de la Première Guerre mondiale en Australie. En particulier la terrible épreuve de la construction de la ligne ferroviaire entre la Thaïlande et la Birmanie a acquis le statut de symbole de la mémoire nationale. L’esprit de camaraderie et de sacrifice des soldats australiens dans les deux guerres – tous des volontaires qui ont payé un lourd tribut dans des batailles sur des rivages lointains – est devenu un symbole de l’identité nationale d’un pays dépourvu d’autres référents historiques anciens et consensuels.

Les résumés des interventions sont en ligne sur le site de l’IHTP (en anglais) (http://www.ihtp.cnrs.fr/cih2gm/cih2gm_hamburg_2002_eng.html) et les organisateurs prévoient la publication des actes (en anglais également).